Le SNESE a réalisé, du 26 mai au 15 juin 2010, une enquête auprès d’un échantillon représentatif de fabricants de cartes et systèmes électronique et services associés.
Cette enquête est le reflet d’une situation dont les conséquences deviennent dramatiques pour un nombre grandissant de PME, dont le SNESE avait signalé le risque dès le 6 janvier 2010 par une action de communication ACHATS DE COMPOSANTS ELECTRONIQUES : LA SOUS-TRAITANCE AU BORD DE L’ASPHIXIE !
Pierre BIGOT, Président du SNSE (directeur des opérations Radiall) souhaite vous présenter les résultats de cette enquête et vous faire part des craintes d’une profession qui compte plus de 750 entreprises et 20 000 emplois.
Jeudi 24 juin de 10 heures à 11 heures
Espace Hamelin
17, rue de l’Amiral Hamelin à Paris (16)
REPONSE
Le Point de vue du SNESE
Le printemps suit toujours l'hiver, sans que cela empêche les gelées tardives
Cela fait maintenant neuf mois que l’indice de confiance tend à un optimisme mesuré, six mois que l’activité a entamé une remontée laborieuse et que l’effectif de la profession marque le pas.
Malgré des fournisseurs de composants qui font le choix d’optimiser leur supply chain au détriment de leurs clients qui ne sont plus livrés en temps et en quantité, et des distributeurs qui ne semblent pas faire de gros efforts pour adoucir cette catastrophe pourtant annoncée par le SNESE dès le 6 janvier 2010 (communiqué La sous-traitance au bord de l’asphyxie), la profession – et plus particulièrement les adhérents du SNESE, gardent la tête haute. Comme en témoignent la stabilité de la note de solvabilité et le risque de défaillance.
La profession est aujourd’hui pénalisée par deux risques exogènes : d’une part, la pénurie et l’augmentation des délais de livraison des composants. On estime aujourd’hui que 70% seulement des commandes sont honorées, faute de composants. Et d’autre part le refus d’un trop grand nombre de clients de reconnaître cette réalité et qui fuient leur responsabilité (les achats de matière imposés par les clients représentent en moyenne 60% du chiffre d’affaires) en refusant de fournir des prévisions sincères et sérieuses. Dans le même temps ils persistent à réduire les délais de livraison . C’est l’effectif qui en pâti le plus, les entreprises sacrifiant l’emploi et leur capacité de production sur l’autel de la trésorerie dévorée par les achats.
La reprise – le printemps fini toujours par arriver, n’en sera que plus douloureuse pour tous, clients et fournisseurs.
L'observatoire économique : l'intégrale (format .pdf)
La diminution des capacités de production des fabricants de composants provoque un allongement des délais de livraison et la raréfaction de certaines pièces. La réduction du cycle de vie des produits et l’évolution technologique très rapide des composants (par exemple, le cycle de vie d’une gamme d’ordinateur a été divisé par 8 entre 1997 et 2008) augmente le risque d’obsolescence des composants. Mais surtout le refus des clients de prendre leur part de risque dans l’achat des composants spécifiques conduit d’une façon inéluctable les fabricants d’électronique vers l’asphyxie. Ils doivent en effet commander et payer des composants sans avoir la certitude qu’ils seront achetés par les clients et gérer des stocks pléthoriques.
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