Cette enquête est le reflet d’une situation dont les conséquences deviennent dramatiques pour un nombre grandissant de PME, dont le SNESE avait signalé le risque dès le 6 janvier 2010 par une action de communication ACHATS DE COMPOSANTS ELECTRONIQUES : LA SOUS-TRAITANCE AU BORD DE L’ASPHYXIE !
Le SNESE a mis à la disposition de ses adhérents un dispositif d’accompagnement qui leur permet aujourd’hui, en complément de leurs propres moyens, de faire face à cette situation dont l’issue ne semble guère envisageable avant le premier trimestre 2011.
LES RESULTATS DE L'ENQUETE
Je remercie très sincèrement les entreprises, adhérentes du SNESE comme les non adhérentes, d’avoir bien voulu répondre à cette enquête .
Le SNESE a interpellé les organisations professionnelles représentant nos fournisseurs (GIXEL, SITELESC, SPDEI), la Fieec, le Médiateur interentreprises industrielles et de la sous-traitance ainsi que monsieur le Ministre de l’Industrie afin de nous accompagner dans des actions de soutien immédiates et réfléchir à des actions durables privilégiant les relations de proximité.
Vous serez tenus informés des suites qui seront données.
Pierre Bigot
Président du SNESE
Synthèse de la situation observée à la fin du 1er trimestre 2010
L'analyse complète, ainsi que l'observatoire des notations financières du trimestre écoulé sont dans l'espace adhérents.
le point de vue du SNESE (*)
Le printemps suit toujours l'hiver, sans que cela empêche les gelées tardives...
Cela fait maintenant neuf mois que l’indice de confiance tend à un optimisme mesuré, six mois que l’activité a entamé une remontée laborieuse et que l’effectif de la profession marque le pas.
Malgré des fournisseurs de composants qui font le choix d’optimiser leur supply chain au détriment de leurs clients qui ne sont plus livrés en temps et en quantité, et des distributeurs qui ne semblent pas faire de gros efforts pour adoucir cette catastrophe pourtant annoncée par le SNESE dès le 6 janvier 2010 (communiqué La sous-traitance au bord de l’asphyxie), la profession – et plus particulièrement les adhérents du SNESE, gardent la tête haute. Comme en témoignent la stabilité de la note de solvabilité et le risque de défaillance.
La profession est aujourd’hui pénalisée par deux risques exogènes : d’une part, la pénurie et l’augmentation des délais de livraison des composants. On estime aujourd’hui que 70% seulement des commandes sont honorées, faute de composants. Et d’autre part le refus d’un trop grand nombre de clients de reconnaître cette réalité et qui fuient leur responsabilité (les achats de matière imposés par les clients représentent en moyenne 60% du chiffre d’affaires) en refusant de fournir des prévisions sincères et sérieuses. Dans le même temps ils persistent à réduire les délais de livraison . C’est l’effectif qui en pâti le plus, les entreprises sacrifiant l’emploi et leur capacité de production sur l’autel de la trésorerie dévorée par les achats.
La reprise – le printemps fini toujours par arriver, n’en sera que plus douloureuse pour tous, clients et fournisseurs.
(*) Analyse des indices et synthèse des commentaires exprimés par le panel d'entreprises participant à l'observatoire
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Depuis 1983, le SNESE représente les intérêts des entrepreneurs de sous-traitance électronique. Devenus aujourd'hui des acteurs reconnus d'une filière industrielle omniprésente mais toujours fragile comme toute industrie européenne, un nombre important d'entre eux trouve au SNESE un environnement favorable à leur développement.
Ils partagent la même volonté de s'adapter à l'évolution permanente de la demande, de participer à la définition et à l'intégration des nouvelles réglementations.
Et ensemble, ils mettent en valeur ce merveilleux métier de fabricant d'électronique.
Pierre BIGOT
Président du SNESE
Vice-président de la FIEN
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